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Maxime, tourneur sur bois

charlotte woivre

Maxime est parisien. Maxime est ébéniste. Maxime travaille uniquement le bois originaire des forêts de France. Tout est dit, ou presque. Ce qu'on ne vous dit pas c'est que Maxime utilise une technique bien spécifique pour tailler le bois : tel un tour de potier, il fait mets en rotation son bois pour lui donner la forme adequate. Véritables œuvres d’art entièrement faits main, elles s’accommodent fort bien d’une utilisation au quotidien. Le résultat est époustouflant de simplicité, tout à fait unique et contemporain. Voici son interview : 

Maxime dans son atelier collectif, le Lavoir - Photo Linda Leonard

Maxime dans son atelier collectif, le Lavoir - Photo Linda Leonard

Bonjour Maxime. Quel est ton métier ?

Je suis tourneur d'art sur bois. C'est un métier d'art peu connu du grand public mais qui a pourtant plusieurs millénaires d'ancienneté. Il existe le tournage traditionnel, par exemple pour les pièces de tables ou les balustres d'escaliers, et puis il y a le tournage contemporain, mêlant la sculpture, la peinture et différents savoirs faire qui permettent aujourd'hui de faire évoluer le tournage.

maxime tourneur sur bois

Comment en es-tu arrivé là ?

J'ai toujours été passionné par les arbres, d'où mon envie de travailler cette matière pour d'en un sens leur rendre hommage. J'ai d'abord été ébéniste mais j'avais l'envie de me rapproché de la matière, d'avoir un contact plus direct avec le bois, d'où le métier de tourneur. J'ai donc passé un an dans le Var a l'école de tournage sur bois Escoulen, créer par Jean-François Escoulen, un tourneur contemporain de renommé mondiale. A mon retour a Paris je me suis installé au Lavoir, un atelier regroupant 34 artistes pluridisciplinaires, c'est un vivier de création particulièrement inspirant.

Maxime en train de tourner sur sa machine - Photo Linda Leonard

Maxime en train de tourner sur sa machine - Photo Linda Leonard

Quelle est la valeur ajoutée du métier d’artisan ?

La valeur ajouté d'un artisan est évidement son savoir-faire. Mais c'est aussi l'envie de faire perdurer les métiers d'art qui, pour la plupart, se perdent. L'artisan d'aujourd'hui doit se démarquer, trouver son style, innover et faire évoluer son art par différentes techniques, c'est tout l'enjeux de l'avenir de l'artisanat.

maxime tourneur sur bois

Qu’est-ce qui te prend le plus de temps : Fabriquer des objets pour des entreprises qui les commercialisent ou réaliser tes créations personnelles ?

La fabrication des commandes me prends du temps étant donné que c'est de la petite série, mais la création d'une pièce unique peu prendre plusieurs semaines, c'est ce qui me prend le plus de temps. Il faut compter le temps création, penser la pièce, ça forme, son design, choisir le morceaux de bois adapté et passer à la fabrication. Mais c'est surtout la finition qui peut prendre plusieurs jour afin que la pièce soit parfaitement finie.

Maxime en train de tourner sur sa machine - Photo Linda Leonard

Maxime en train de tourner sur sa machine - Photo Linda Leonard

D’où vient ta matière première ?

En générale j'essaie de récupérer du bois en forêt, tombé par les vents ou les restes laissés par les bucherons. Etant à Paris ça reste compliqué du trouver du bois en grosse section pour faire mes pièces, j'ai parfois besoin de travailler directement dans des troncs. Sinon je me fournis si besoin dans une scierie proche de Paris que j'ai sélectionner selon leur éthique par rapport à l'exploitation de la forêt.

maxime tourneur sur bois

Comment choisis-tu le bois que tu vas travailler ?

C'est surtout la pièce que j'ai en tête qui va déterminer le bois utilisé. Par exemple, je travail en ce moment sur une pièce suspendue, avec de longs filaments finissant en fleurs. Pour les tiges que je veux cintrer en leur donnant une forme particulière il faut un bois souple. Le meilleur bois pour ce type de travail est le cornouiller et ça tombe bien puisque j'en avais qui trainait dans mon atelier depuis plusieurs mois en attendant quoi en faire.

Copeaux de bois - Photo Linda Leonard

Copeaux de bois - Photo Linda Leonard

maxime perolle, tourneur sur bois

Quelquechose à ajouter ? Que nous aurions oublié ou que tu voudrais dire a ton client ?

 

 

 

Produits réalisés par Maxime

Zéro dechet : le film alimentaire

charlotte woivre

Abeillons

Abeillons

Les déchets inutiles se logent partout. Il en est que l'on ne soupçonne pas et qui est caché dans la cuisine. Il s'agit du film étirable. Il pose problème parce qu'on a toujours du mal à le dérouler et le découper. Il colle partout sauf au bon endroit, un vrai supplice.
Mais son vrai inconvénient est sa composition. C'est du plastique, donc un polluant issu de la pétrochimie. La bonne nouvelle, c'est que l'on peut le remplacer par une version réutilisable !

Abeillons

Abeillons

film plastique
film plastique

Comme du temps de nos grand-mères qui protégeaient leurs aliments avec un torchon, le film étirable réutilisable est à base de tissu. Il faut prendre un bout de tissu et l'imperméabiliser à la cire d'abeille. Ces emballages alimentaires sont donc réutilisables, lavables et protègent à merveille les aliments. Vous pouvez les fabriquer ou les acheter !


Abreego

Abreego

La fabrication en est fort simple. Il vous faut des bouts de tissu de la taille de votre choix et de la cire d’abeille trouvable en magasin bio ou sur le net.
Posez votre morceau de tissu sur la plaque du four et saupoudrez le avec la cire d’abeille.
Préchauffez le four à 80°C et enfournez environ 5min.
Quand la cire est fondue et a est bien imprégné le tissu, sortez-le et faites-le refroidir jusqu’à ce que la cire soit bien dure.

Abreego

Abreego

Le tissu ainsi retravaillé est imperméable. Pour le rendre flexible afin d’épouser les formes des plats, il doit être chauffé avec les mains. Une fois utilisé, ce tissu se rince puis se sèche !

Si vous ne souhaitez pas réaliser votre papier alimentaire par vous-même. Vous pourrez bientôt en trouver chez BalzacBazaar :) 


Abreego

Abreego


Le Furoshiki : emballage cadeau (très) beau et réutilisable !

charlotte woivre

cadeau

 

Connaissez-vous la tendance furoshiki ?

Le terme furoshiki désigne un grand carré de tissu imprimé japonais utilisé pour emballer des objets. C’est une technique de pliages et de noeuds qui permet de réaliser des paquets, plutôt que d’utiliser du papier plastifié ou des sacs plastiques. En coton, en nylon, en viscose et même en soie… Ils sont traditionnellement décorés de motifs typiquement japonais. Bien sûr aujourd’hui, on peut en faire avec tous les tissus possibles et imaginables !

cadeau

D’où viennent les furoshiki ?

Cet art très ancien nous vient tout droit du Japon et arrive en force en Europe et aux Etats-Unis ! A l’origine, cette technique servait à faire des paquets pour transporter ses vêtements ou de la nourriture. Vous avez peut-être vu des personnages porter des paquets de ce genre sur leur tête dans des films de Myazaki. Les marchants utilisaient également des emballages en tissu pour protéger leurs marchandises des chocs.

Après la seconde guerre mondiale, les furoshiki tombent dans l’oubli, le tissu étant remplacé par le plastique, plus pratique. Mais les nouveaux enjeux environnementaux ont changé la donne ! Par souci écologique, on remet à la mode les furoshiki. Plutôt que d’utiliser un sac plastique, mieux vaut utiliser un carré de tissu qu’on réutilisera indéfiniment.

 

cadeau

Pourquoi utiliser des furoshiki ?

Tous les ans à Noël, les papiers cadeaux et divers emballages plastiques s’accumulent dans les poubelles… C’est le moment ou jamais de changer cela et d’agir pour la planète ! On pourra par exemple emballer un livre dans un joli foulard que la personne conservera. Pas de gaspillage !

D’autre part, le furoshiki est très joli ! Visuellement, un beau tissu imprimé fera bien meilleur effet qu’un papier cadeau plastifié aux couleurs criardes.

En résumé, le furoshiki est écolo, chic et tendance. Comment ne pas l’adopter ?

sac

Mais comment faire ?

Vous trouverez des dizaines de techniques de noeuds et de pliages sur internet. Les pliages sont différents en fonction de l’objet que vous souhaitez emballer. Il existe une technique spéciale pour emballer des bouteilles de vin par exemple !

Aujourd’hui, nous vous proposons d’apprendre à emballer un livre à l’aide d’un furoshiki. Pensez à prendre un carré de tissu suffisamment grand pour le nouer facilement ! Suivez ce petit tuto très simple :

pliage

Demain, tous vêtus de lait de vache…

charlotte woivre

Qmilch

Consommer du lait de vache. Il y a les pour, il y a les contre. Quoiqu’il en soit, cette industrie gaspille énormément car une partie du lait jugé impropre à la consommation est jeté dans les usines.

Qmilch

La microbiologiste allemande Anke Domaske a réfléchi à ce gaspillage et a trouvé un moyen de valoriser ces déchets alimentaires. Après de nombreuses recherches, elle fabrique des fibres textiles grâce à la caséine, la protéine présente dans le lait.  

Le procédé existait depuis les années 30 mais nécessitait énormément d’eau. Anke Domaske a affiné le processus pour le rendre plus écologique. Elle en a banni tout procédé chimique et a fait baisser l’utilisation d’eau nécessaire à la fabrication du tissu : 2L pour 1kg de tissu contre 15 000L pour 1kg de coton.

Qmilch

Sous le nom d’entreprise QMilch (lait de vache en allemand), Anke Domaske développe un système de collecte auprès des producteurs de lait en Allemagne. Puis elle fabrique son tissu dont la matière est proche de la soie. Voici une belle idée pour lutter contre le gaspillage induit par l’industrie laitière !

Le Kintsugi ou comment transformer la réparation d'objet en art

charlotte woivre

Ce mot ne vous évoque probablement rien -et c’est encore quelque chose de merveilleux qui nous vient du Japon. Kintsugi signifie jointure d’or en japonais : 金継ぎ. C’est un procédé qui consiste à réparer les céramiques brisées avec une laque mêlée d’or. Développé dès le XVe siècle par des artisans japonais, le Kintsugi permet une esthétique de la renaissance. Ce qui a été brisé renaît et est embelli grâce aux jointures d’or.

Kintsugi
Kintsugi
Kintsugi

 

Le Kintsugi serait apparu lorsque, à la fin du xve siècle, le shogun Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique. Cela relève d'une philosophie qui prend en compte le passé de l'objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu'il a pu connaitre. La casse d'une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d'un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s'agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant. C’est un rapport à l’objet différent du nôtre. L’objet réparé acquiert ainsi un nouveau souffle. C’est une poésie de l’objet que l’on retrouve partout dans la mentalité japonaise.

Kintsugi

Les collectionneurs se sont épris de cet art nouveau au point que certains ont été accusés d'avoir délibérément cassé de précieuses poteries afin qu'elles puissent être réparées avec les coutures d'or du kintsugi1. Le kintsugi est étroitement associé aux ustensiles en céramique employés pour la cérémonie japonaise du thé.

Alors, on aime ?

Piñatex, le cuir d'ananas

charlotte woivre

Tout comme la fourrure, le cuir divise encore et toujours les amoureux de la mode. Au-delà de la question animale, le tannage du cuir est une activité extrêmement polluante. Chez BalzacBazaar, dans une optique anti-gaspillage, nous avons fait le choix d’utiliser les chutes de cuir délaissées par les grandes maisons de couture. Nous restons cependant à l’écoute des alternatives végétales.


Nous vous faisons découvrir aujourd’hui le Piñatex. C’est un cuir végétal à base de fibres d’ananas. La créatrice Carmen Hijosa a découvert un tissu de cérémonie en fibres d’ananas lors d’un voyage aux Philippines. Séduite par l’idée, elle l’a développée. 1m2 de Piñatex ne nécessite que 16 ananas. C’est une matière vegan, écologiqueet durable qui provient des feuilles d’ananas, abandonnées lors de la récolte. Les résidus de la collecte sont ensuite réutilisés comme engrais. C’est donc un véritable cercle vertueux.

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Fin et solide, on peut travailler ce matériau pour donner un effet croco, par exemple. Aussi souple et résistant que son homologue animal, ce cuir végétal est beaucoup moins onéreux. Cette alternative au cuir animal séduit de plus en plus les professionnels de l’industrie. Cependant, après des siècles de domination du cuir, les mentalités doivent évoluer. Un produit peut-être beau, solide et luxueux en étant en cuir végétal.


Grâce à des créateurs comme Stella Mac Cartney qui n’utilise que des textiles vegan, ces alternatives entrent lentement mais sûrement dans les mœurs. Carmen Hijosa espère pouvoir commercialiser son Piñatex en vente au mètre en 2018.Elle réfléchit également à d’autres débouchés, dans l’univers paramédical ou d’isolation des bâtiments. Affaire à suivre…

Haïti, l'atout responsable de Timberland

charlotte woivre

Timberland

Quoi de mieux que revaloriser les déchets plastiques polluants et non dégradables ? C'est en cherchant à répondre à cette problématique que la marque américaine Timberland a créé sa dernière collection. Une partie des vêtements et accessoires est fabriquée avec du plastique récupéré dans les décharges de Haïti.

Le plastique, tout comme le polyester, abondamment utilisé dans l'industrie pharmaceutique est un dérivé pétrochimique. Ainsi, les propriétés de solidité des pièces restent inchangées. Le processus est simple. Les bouteilles sont broyées et fondues pour être transformées en fil. Cette revalorisation des déchets est orchestrée par la société Thread qui produit des fils à partir des ordures.

Des haïtiens s'occupent de collecter les bouteilles en plastique qui sont vendues à des centres de collecte locaux. Cette approche éco-responsable permet la création d'emplois locaux tout en apportant un début de solution à la problématique de l'excès des déchets en Haïti. Ce projet rejoint nos valeurs : nous proposerons dès cet hiver des produits en maille, issus de t-shirt en jersey recyclés. 

 

Petit Bateau lance un service de seconde main sur son application mobile

charlotte woivre

D'une petite usine de bonneterie construite en 1893, Petit Bateau est devenu la marque la plus connue des enfants. La marque qui appartient au groupe Rocher depuis 1988 dispose de 440 points de vente à travers le monde et revendique 28 millions de pièces vendues chaque année. Dans un souci de renouvellement permanent, la marque cherche à attirer les nouvelles générations d'acheteurs : les clients de demain. Pour ce faire, Petit Bateau engage toute son énergie à trouver le canal de communication, la campagne marketing originale ou l'idée qui fera le buzz et qui sera susceptible de retenir l'intérêt de la génération Y, dont les attentes sont nombreuses et complexes.

Pour mener à bien sa mission, la marque iconique du prêt-à-porter en France a fait appel à Sweet Punk pour concevoir sa prochaine campagne social média visant à promouvoir sa nouvelle collection « Iconicolor » dédiée aux milléniaux. L'agence digitale leur à concocté un concept innovant, une vidéo courte et intrigante (disponible sur Facebook) destinée à lancer un jeu concours : #Cachecachecouleur prenant place sur Instagram. Le challenge proposé : impliquer les "Y" en les faisant jouer les caméléons dans un décor reprenant les multiples couleurs de la gamme Iconicolor.

Mais la marque ne s'arrête pas en si bon chemin et s'engage également à favoriser l'économie circulaire grâce à divers produits numériques : dans cette démarche, l’une des premières actions de la marque a été de lancer un espace de vente d'occasion accessible via son application smartphone, lui permettant de donner une seconde vie à ses articles tout en communiquant sur la solidité et la durabilité de ses produits.

Concrètement, Petit Bateau met gratuitement en relation vendeurs et potentiels acquéreurs via une application de petites annonces entre clients sans prendre de commission sur les transactions. Ensuite, ils s'organisent librement pour l'expédition et le paiement de leurs articles, libre de fixer eux-mêmes leurs prix. 

Tout comme BalzacBazaar, dont 100% de nos vêtements sont MADE IN FRANCE, Petit Bateau relocalise progressivement sa production dans l’hexagone, pour atteindre les 80% d’ici la fin de l’année, une nouvelle étape vers cette quête de durabilité.

petit bateau

Un dernier petit scoop : nous avons le nom de la nouvelle collab’ de Petit Bateau…

La maison Deyrolle !

Vous souvenez vous des planches pédagogiques qui font la renommée de la maison depuis sa création en 1831 ? Dès cet été, vos marinières préférées se pareront d'Ara, sublimes oiseaux sauvages aux couleurs chatoyantes, singes et éléphants orneront les bodies de bébé et les rhinocéros se pavaneront sur les caleçons de Monsieur !

Avec cette collection famille et très nature, Petit Bateau réaffirme son engagement pour la planète. Ils travaillent notamment au recyclage des déchets, ainsi qu'à l’élaboration de teintures non toxiques.

Chez BalzacBazaar, nous nous réjouissons de la démarche, d'autant plus que notre prochaine collection de vêtements prévue pour l'été, s’inscrit également dans cette démarche : tissus en coton biologique certifié GOTS, teinture végétale naturelle au pastel, fleur récoltée et traitée en France également. 

Rendez-vous le 31 mai pour la sortie ! 

Une bouteille biodégradable en Agar-Agar, une algue marine

charlotte woivre

Face à la déferlante d’emballages plastique qui peuplent maintenant l’océan et forment même un continent, Ari Jónsson, un jeune étudiant islandais en design, a eu l’idée de concevoir une bouteille biodégradable à partir d'agar-agar : un produit de la mer ! Une manière ludique et innovante de boucler la boucle !

bouteille

 

L'agar-agar, qu'est ce que c'est ? Ce composé est l’un de ces « nouveaux » aliments santé/tendance qu’il fait bon utiliser pour être dans le vent. On l'utilise aussi – surtout – pour cuisiner sain et léger. On en parle régulièrement dans les méthodes minceurs et autre régimes bio-vegan, mais finalement, on se demande tout de même : mais de quoi s'agit-t-il ? D’ailleurs, pour tout vous dire, au départ ce n’est pas grande chose : juste une algue. Rouge et visqueuse. Moyennement palpitante ! Mais quand on la réduit en poudre (inodore et sans saveur) et qu’on l’intègre à une préparation, elle la gélifie (comme la gélatine, donc, mais version végé).

Nouveau ? Pas pour les japonais, qui l’ont découvert au XVIIe siècle. Avec quasiment zéro calorie mais une grande richesse en minéraux, sa texture mucilagineuse favorise l’élimination des toxines et la digestion. Les japonais le savent et en glissent souvent une cuillerée dans leur tasse de thé matinale. En Occident, en revanche, on s’y intéresse surtout pour ses propriétés gélifiantes. Disponible dans les magasins d’alimentation bio, il remplace avantageusement la gélatine dans les recettes de gelées, de bavarois, à la place des œufs dans les flans, ou encore pour diminuer la quantité de sucre dans les confitures.

bouteille

En partant de cette propriété intéressante, le jeune Ari a eu l'idée de créer un objet du quotidien fort intéressant : une bouteille biodégradable ! Etudiant à l’académie des Arts de Reykjavik en Islande, sensibilisé à l’écologie et passionné par la création, il a voulu trouver une solution au problème récurrent de nos déchets plastiques dont le processus de dégradation est beaucoup trop long pour être durable. 

 

Cette bouteille, fabriquée à partir d’agar-agar issu des algues, se solidifie une fois pleine et se décompose une fois vide. Tout simplement !

Ari Jonsson a obtenu sa bouteille en chauffant de l’agar-agar gélifié et en le plaçant dans un moule qui permet d'obtenir la forme souhaitée. Le moule en question est mis au congélateur au préalable. Après quelques instants, la bouteille d'agar-agar solide peut être sortie du moule après un petit bain d’eau glacée.

Résultat : on obtient une bouteille plastique saine et biodégradable. L'étudiant a testé de nombreux matériaux, évalué leurs forces et leurs faiblesses pour finalement choisir l'agar-agar, pas du tout par hasard. Il possède une caractéristique majeur : la bouteille ne demeure solide que tant qu’elle est pleine. En effet, une fois vide, elle commence à se décomposer rapidement. La caractéristique la plus intéressante, à savoir sa biodégradabilité rapide, implique quelques contraintes pour ceux qui désireraient transporter la bouteille vide. Cependant, pour les boissons que l’on consomme vite, d’une traite par exemple, cela s’avère être une qualité hors du commun pour un usage unique et rapide.

Autre particularité, si l’eau n’est consommée qu’après un certain temps, elle prend graduellement la saveur naturelle de la bouteille. Ari Jónsson indique également que l’eau présente dans la bouteille pourrait, dans le cas où elle n’est pas consommée tout de suite après remplissage, se gorger d'un petit gout salé rappelant l'air marin.

Peut-être avons nous là une solution pour remplacer les bouteilles plastiques, mais les industriels vont-ils vraiment s’y intéresser ? Pour le moment pas encore. Bon nombre de tests et d'améliorations seront nécessaires afin de répondre à ses petites imperfections. Cependant, avec son invention prometteuse, Ari Jónsson se taille la place du lion dans la lignée de ceux qui réfléchissent à des contenants durables et respectueux de l’environnement. À l’instar de la PME à Saint-Malo, qui fabrique une matière rigide - style plastique - à partir de déchets d’algues brunes, ou du collectif londonien Skipping Rocks Lab, qui a créé le concept "Ooho !", un contenant pour boire qui se mange ! Mais ceci est une autre histoire...

Quelques bonnes raisons d'aller voir "l'esprit du Bauhaus" aux Art Déco

charlotte woivre

Il nous vous reste plus que quelques jours pour aller voir l'exposition "l'esprit du Bauhaus", présentée du 19 octobre 2016 au 26 février 2017 aux Arts Décoratifs de Paris (et en nocturne ce weekend). Courez-y !

Le Bauhaus, "c'est un style particulier" me direz-vous. C'est un mot qui sonne un peu austère, un peu froid. Il cache pourtant une véritable révolution artistique, sans laquelle le design et l'architecture du 20e n'auraient pas eu le même visage. Nous n'avons que trop peu d'occasion de se familiariser avec ce mouvement artistique aux sources multiples, qui ne dura à peine 14 ans, et l'exposition "l'esprit du Bauhaus" est surement l'une d'elle. 

Au delà du style pictural et architectural, l'exposition permet également de dresser un état des lieux de la naissance du Bauhaus, mais également de rentrer dans l'intimité de l'Ecole, avec ses nombreux ateliers d'artistes, enseignants et professeurs réunis, et enfin, de découvrir les oeuvres de certains artistes contemporains qui se sont inspirés du Bauhaus dans leur travail. Une exposition 4-en-1 !


Arts and Crafts représenté par William Morris

Arts and Crafts représenté par William Morris

Arts and Crafts représenté par William Morris

Arts and Crafts représenté par William Morris

Les racines du Bauhaus

Les premières salles de l'exposition sont dédiées aux sources multiples du Bauhaus. Souvent considéré comme une mouvement artistique créé en rupture et en opposition avec son temps, l'exposition permet au visiteur de comprendre, au fur et a mesure des salles, ce que le Bauhaus à pu puisé à l'organisation des cathédrales en Europe, mais également au Arts and Crafts britanniques, à l'utopie viennoise, les Wiener Werkstätte.

"En 1897, Gustav Klimt, alors soutenu par un groupe d'architectes et de plasticiens, rompt avec la création académique et bourgeoise qu'il juge obsolète, pour fonder la Sécession viennoise. En prônant un renouvellement de la forme artistique, cette association se développe autour de la revue Ver Sacrum (printemps sacré), avec des figures emblématiques, comme Josef Hoffman, koloman Moser et Josphef Olbrich. Cet élan moderne s'épanouit avec l'établissement des Wiener Werkstatte (ateliers viennoise) en 1903. Créés par Fritz Waerndorfer et des membres de la Sécession comme Hoffmann et Moser, ils se composent d'ateliers artisanaux et de bureaux d'architectes, où se forge une conception du Gesamtkunstwerk (oeuvre d'art totale) influente pour le Bauhaus."
Wiener Werkstätte représentée par Koloman Moser

Wiener Werkstätte représentée par Koloman Moser

koloman moser The Savannah Bananas
WW

L'Ecole du Bauhaus

Comme chacun sait, le Bauhaus ne se résume pas à un mouvement artistique et culturel Allemand, il fut également un lieu d'expérimentation, d'enseignement et d'expression. Le Bauhaus est une école née en Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale, lors de la naissance de la République de Weimar : à l’instigation d’Henry van de Velde, peintre, architecte et décorateur belge et de Walter Gropius, architecte et designer allemand, l’école des arts décoratifs et l’académie des beaux-arts de Weimar sont réunies en une seule école qui prend pour nom “Bauhaus”. 

En allemand, « Bau » signifie bâtiment, construction et « Haus », maison. Le Bauhaus, c’est donc la maison du bâtir, mais c’est surtout une école complètement atypique qui rêve de réformer l’enseignement pour mettre en œuvre des idées révolutionnaires. Son but était de faire disparaître les barrières qui existaient entre l'art et l'artisanat, pour faire émerger une création artistique tournée vers l'utilitaire.

La portée innovatrice de l’école choque et provoque l’hostilité des milieux académiques et bourgeois de Weimar, elle doit déménager en 1925 à Dessau et construit un nouveau bâtiment (voir image). Beaucoup plus politisée et tournée vers le social, l’école s’intéresse de plus en plus à l’architecture et en 1930, Mies van der Rohe devient son nouveau directeur. Mais la montée du nazisme ne lui laissera pas le temps de mettre en œuvre toutes les réformes qu’il souhaitait. En 1932, le Bauhaus doit à nouveau fermer et quitter Dessau. Il renaît une dernière fois à Berlin pour une période de courte durée. L’école est finalement dissoute en 1933 par les nazis qui y voient le « berceau du bolchevisme culturel » et affublent le Bauhaus d'"art dégénér”. Certains professeurs partent pour les États-Unis et l’esprit de l’école renaît en 1937 à Chicago à travers l’Institut of Design et où seront posées les bases de l'architecture moderne et du style international.


Les Ateliers de l'ecole

 

Le mouvement de l’école du Bauhaus a été internationalement reconnu pour sa conception radicalement nouvelle de l’art : L’art au service de la fonctionnalité.

 

Pour cela, le programme passe d’abord par l’invention d’une nouvelle pédagogie : l’école est divisée en ateliers qui sont chacun dirigés conjointement par un artiste et par un artisan. La pluridisciplinarité au cœur du projet du Bauhaus se traduit par une ouverture à toutes les disciplines, qui sont traitées sans hiérarchie : arts du métal, du verre, du bois, du textile, de la peinture, de l'architecture, du théâtre, mais aussi photographie, danse, etc.

Des stages étaient organisés avec l’aide des industriels de la région. L’objectif premier était de trouver des formes artistiques susceptibles d’être reproduites industriellement afin de redonner à l’art une place centrale. Au « Bauhaus », on apprend donc à créer des objets à la fois esthétiques, fonctionnels et innovants, destinés à une production en série, pour que l'art puisse entrer dans la vie quotidienne.

Le génie des directeurs successifs du Bauhaus sera de recruter les plus grands artistes de leur temps, sans aucune distinction de discipline ou de nationalité : Paul Klee, Kandinsky, Johannes Itten, Josef Albers, Max Bill, Lyonel Feininger, etc.

Gunta Stölzl, 5 Chöre, 1928

Gunta Stölzl, 5 Chöre, 1928

Anni Albers, Étude pour une tapisserie non réalisée, 1926 © The Josef and Anni Albers Foundation / VG Bild-Kunst, Bonn


Ensemble de 18 pièces de vaisselle Kubus par

Ensemble de 18 pièces de vaisselle Kubus par

Wilhelm Wagenfeld - Bremen, Allemagne - 1990

Wilhelm Wagenfeld - Bremen, Allemagne - 1990

Le Bauhaus, une suite possible

Intitulée "LE BAUHAUS, UNE SUITE POSSIBLE", la dernière partie de l'exposition permet au visiteur de découvrir, non sans surprise, une sélection d'oeuvres d'art contemporaines sélectionnées par l'artiste Mathieu Mercier. Plasticiens, designers, graphistes ou encore créateurs de mode, 49 artistes (tous nés après 1960) repartis dans le monde entier, qui poursuivent l'esprit du Bauhaus.

Une carte du monde de la répartition des oeuvres réalisées par les élèves et maitres du Bauhaus, dont l'héritage est considérable, est également présentée. Elle nous apprendra, au passage, que le camp d'extermination d'Auschwitz à été dessiné par Fritz Ertl, architecte diplômé du Bauhaus en 1931 (ceci vaudra toutefois une petite polémique, reléguée par le Télérama).

Muller Van Severen, « Installation », 2012 Cuir laiton propylène © Musée des Arts décoratifs, Paris, Jean Tholance

Muller Van Severen, « Installation », 2012 Cuir laiton propylène © Musée des Arts décoratifs, Paris, Jean Tholance


Tournée de presse éthique pour Emma Watson

charlotte woivre

 

Seulement 2 jours d'existence, 4 publications, et déjà presque 300k followers, c'est le score enregistré par le nouveau compte Instagram d'Emma Watson, The_Press_Tour.

 
Emma Watson partage ses choix en matière de mode durable sur son compte Instagram : The_Press_Tour

Emma Watson partage ses choix en matière de mode durable sur son compte Instagram : The_Press_Tour

 

En pleine tournée de promotion pour son nouveau film "La Belle et la Bête", Emma Watson enchaine sans relâche conférences de presse et interviews, ce qui l'oblige à apparaitre dans de nouvelles tenues à chaque événement médiatisé. Qu'à cela ne tienne, notre écolo-superstar se prend au jeu et arbore fièrement ses robes sur-mesure, mais à une seule condition, que ces créations soient durables ou recyclées. 

Sur son compte Instagram (The_Press_Tour) Emma retrace au fils des jours ses tenues de créateurs engagés : d'Oscar de la Renta, et ses broderies en coton bio, jusqu'a Nicolas Ghesquiere, qui lui dessine chez louis Vuitton une robe sur mesure en polyester recyclé à partir de bouteille d'eau usagées. Non sans rappeler la robe Calvin Klein qu'elle portait lors du gala du Met en 2016, elle aussi issue de bouteille en plastique.

On ne peut que saluer la démarche, et espérer qu'elle en inspirera certaines...

 

Que retiendra-t-on d’Emmanuelle Khanh ?

charlotte woivre

La styliste Emmanuelle Khanh, l'une des pionnières du prêt-à-porter dans les années 1960, est décédée vendredi matin à son domicile parisien à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille à l'AFP. « Elle nous a quittés dans son sommeil, emportée par un cancer contre lequel elle s’est battue pendant plusieurs semaines », a précisé son fils, Othello Khanh.

Biensûr, on retiendra d’elle ses immenses lunettes, mais Emmanuelle Khanh était surtout à l'initiative de la naissance du prêt-à-porter, donnant toute leur place aux stylistes (le mot apparaît alors) dans un monde où la haute couture régnait sans partage. Comme Sonia Rikyel, elle contribue à démocratiser la mode dans les années 1960, à une époque où régnait encore une vision très élitiste de l’élégance.

emmanuelle khanh

Les années Khanh

« J’étais en rébellion contre la haute couture qui n’était faite que pour une minorité de femmes, d’un autre genre de vie que le mien »

D'abord mannequin haute couture, chez Balenciaga et Givenchy, elle passe vite de l'autre côté du podium. Son crédo : créer pour la rue (et pour tous les budgets). Dans les années 60, où la femme est en pleine libération, sa nouvelle vision de la mode tombe à point-nommé. Avant de lancer sa griffe, elle invente un style pour les jeunes femmes de l’époque, avec des jupes à taille basse et des chemisiers à col long, complétés par des pulls maille chenille et des petites vestes épaulées. La silhouette Khanh naît, ce qui lui vaut d'être bien vite remarquée dans la profession. Miss Khanh est l'une des figures de la mode les plus courtisées des sixties. On la surnomme «la Mary Quant» française. 

« On portait les jupes très larges avec des petits jupons, moi j’avais fait une jupe taille desserrée et un petit gilet et des chemisiers avec des cols longs, que les journalistes ont baptisé “cols hirondelles” »
 

Exagérer le trait et assumer sa singularité, telle a toujours été sa signature. Une audace qui lui vaut son plus grand succès : les lunettes oversize et géométriques, lancées au début des seventies pour revendiquer sa propre myopie. La 50/50 : un accessoire fétiche réinventé depuis sous plusieurs versions, et completé par une nouvelle ligne, dédiée à la génération millennial. 

Emmanuelle Khanh à Paris en 1963. DALMAS/SIPA

Emmanuelle Khanh à Paris en 1963. DALMAS/SIPA

La mode, la mode, la mode

Le succès est au rendez-vous et elle lance en 1962 avec Christiane Bailly, la griffe Emma Christie. En freelance, elle dessine également pour Cacharel, Missoni et Dorothée Bis. En 1969, La Redoute la choisit pour inaugurer sa première collaboration avec un créateur : une collection de mini-manteaux, extra-cintrés.

Vêtements de ski, doudounes, parapluies, soutiens-gorge, fourrure : la créatrice lance sa griffe éponyme en 1971 « Elle est la première styliste à utiliser son nom pour griffer ses modèles, alors que jusque-là les stylistes restaient anonymes », rappelle notre historien préféré de la mode, Didier Grumbach.

A ce moment-là, il fonde la société Créateurs & Industriels, une plateforme de rencontres entre créateurs et industriels. Il participe en cela à lancer l'internationalisation de la mode et à maintenir Paris comme l'un des pôles de la mode mondiale. Les stylistes signent désormais leurs œuvres et deviennent des créateurs de mode, et bientôt des marques. 

emmanuelle khanh

La famille Khanh

Née en 1937 et orpheline dès l'enfance, Emmanuelle épouse l'ingénieur Quasar Khanh en 1957. Designer emblématique de la culture pop de la fin des années 60, il est le célèbre inventeur des fauteuils gonflables en plastique. Il crée une voiture transparente dans laquelle le couple fera sensation dans les rues parisiennes. Le duo de créateurs incarnait à lui seul l’avant-garde des sixties : pop, insouciant, audacieux. 

Couple aussi mythique que décalé, de leur union naîtra Othello en 1964, suivie par la petite Atlantique, ici, au milieu de leurs meubles en plastique.

emmanuelle khanh

"Mango Committed" la nouvelle collection durable signé Mango

charlotte woivre

Mango décide à son tour de jouer la carte de l’éco-responsabilité en lançant, sa capsule intitulée « Mango Committed » (« committed » signifiant « engagé »). Au programme, un style minimaliste qui met l’accent sur l’innovation des formes et des volumes.  

La collection comprend 25 pièces féminines et 20 pièces masculines, composées de coton organique et recyclé, de polyester recyclé, et de Tencel. La gamme de couleur, utilisant des teintures « à faible impact environnemental », reste neutre et naturelle, les formes, minimales. 

mango

Collection mars 2017 - Mango Committed

Dans la lancée du projet "Take Action", qui a pour but d’entreprendre différentes actions axées sur la fabrication à faible impact environnemental et les processus de création respectueux de la planète, Mango s'apprête également à redistribuer les produits à son parc de fournisseurs, plus proche de l’Europe : Portugal, Maroc et Turquie.

L'enseigne de prêt-à-porter catalane s'engage également à ce qu'aucun vêtement de ses collections ne soit confectionné à partir de cuir ou de fourrure d'espèces exotiques, sauvages ou menacées. Enfin, Mango assure que l'ensemble de ses produits répondent aux normes chimiques actuelles les plus stricts en matière de santé et de sécurité.

 

A retrouver dans certaines boutiques Mango et sur le E-shop dès mars !